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Obrigado, Brasil ! - la rencontre

C’est l’histoire de 4 personnes malintentionnées qui vont changer le cours de mon tour du monde. A peine 12h après mon arrivée au Brésil, ces 4 larrons vont me tendre un piège pour me subtiliser mon sac à dos. Ils ne savent pas qu’il contient mon passeport, mes cartes de crédit, mes permis et mon appareil photo. Ils ne savent pas que j’avais prévu de ne rester qu’une semaine. Ils ne savent pas qu’en m’agressant ils vont me donner la chance de vivre des moments parmi les plus forts de mon voyage.


Je dédie ce texte à Cécile et sa maman, à mes parents et à toutes les personnes qui m’ont aidé à me relever.


Aujourd’hui, j’ai rendez-vous avec Cécile. Nous sommes convenus de nous retrouver pour bruncher. C’est samedi, il fait beau. C’est la première fois que nous nous voyons. J’ai fait la connaissance de cette française expatriée à Sao Paulo sur Facebook. A vrai dire, c’est la seule à avoir répondu positivement à mon message posté sur le groupe « Les Français de Sao Paulo » dans lequel j’explique rechercher quelqu’un qui fait prochainement le voyage France ➩ Sao Paulo pour me ramener mes affaires. Cela me permettra d’éviter un envoi couteux à l’issue hasardeuse. Cécile me dit que sa mère lui rend visite dans 3 semaines et qu’elle serait d’accord de prendre mes affaires avec elle. Le hasard faisant bien les choses, nous nous rendons compte que sa mère habite à moins d’une heure de chez mes parents. Presque trop beau pour être vrai. Nous décidons donc de nous voir pour faire mieux connaissance et valider cette affaire.

Je me rends au restaurant où nous nous sommes donné rendez-vous en taxi. Pour l’instant, je ne sais presque rien de cette fille sauf qu’elle est avocate et qu’elle a été envoyée à Sao Paulo pour une demi-année de stage dans un cabinet paulistien. Nos premières discussions en ligne me donnent le sentiment que nous partageons de nombreux points communs. Mais je dois maintenant être sûr de pouvoir lui faire confiance. J’arrive au restaurant en avance. Cécile me prévient qu’elle aura du retard. Panne de réveil suite à une soirée arrosée. Je vais attendre une heure avant qu’elle se pointe. Ça commence bien !

Je suis assis au bar à l’attendre. Je remarque l’élégance et la modernité de ce lieu qui accueille une clientèle plutôt BCBG à la recherche de cocktails bio-detox et autres salades de quinoa et graines de soja. Il y a beaucoup de monde. J’ai l’impression d’aller bruncher dans le marais un dimanche midi.


La voici enfin. Une jeune femme svelte aux longs cheveux légèrement bouclés avec un air de parisienne apparait. Je lui fais signe, elle s’approche. Le courant passe tout de suite et confirme mes premières impressions. Nos racines alsaciennes communes, notre histoire familiale presque similaire, la proximité des milieux professionnels dans lesquels nous évoluons et beaucoup d’autres facteurs font que, malgré les 8 années qui nous séparent, notre entente est idéale. Nous passerons la journée ensemble et nous ne nous quitterons que vers 20h après avoir décidé de passer le week-end prochain ensemble à Ubatuba, une petite ville bordée par l’océan atlantique à 3h de Sampa dont Cécile a entendu parler pour ses jolies plages.


Je rentre à l’auberge heureux de cette rencontre à l’étonnante saveur de retrouvailles avec une amie perdue de vue depuis des années. Je me suis senti au bon endroit, au bon moment avec la bonne personne. Je raconte mon après-midi à Daniel et aux filles avec qui j’avais prévu de diner. Ils y voient les signent annonciateurs d’une future idylle amoureuse. Peut-être comme vous qui lisez ces lignes. Or cette fois-ci c’est autre chose. Une sorte de coup de foudre amical, sans ambiguïté, sincère et naturel. D’ailleurs, Cécile a un copain en France. Je ne me pose même pas cette question. J’ai juste hâte de la revoir. C’est drôle. Il y a 5 jours, j’étais au fond du trou. Aujourd’hui, je suis chanceux.


Le plus grand ennui, c’est d’exister sans vivre – Victor Hugo


Dimanche, il pleut. Je dois me trouver des occupations en attendant vendredi et notre week-end à Ubatuba sous peine de mourir d’ennui à attendre. Je m’occupe de refaire mon permis bateau, aide les filles à tenir la boutique, travaille sur mes photos africaines ou encore joue au poker en ligne. Tous les jours, ma famille et mes proches me téléphonent. Guillaume, qui a voyagé avec moi en Afrique du Sud, me propose de me rejoindre en Nouvelle-Zélande à la fin de l’année. Une super nouvelle. C’est entendu. Mardi soir, Cécile me propose de diner chez Jojo, le meilleur ramen de la ville selon ses amis brésiliens. Je convie à cette sortie un couple de français qui viennent de s’installer à Sao Paulo et qui ont pris contact avec moi suite à mon appel à l’aide sur facebook. Je me souviens de cette soirée loufoque qui restera comme un grand moment comique partagé avec Cécile. Bien que sympathiques, ces deux français sont bourrés de clichés : râleurs, trop sûr d’eux, hautains… Un véritable sketch qui ne nous empêche pas de passer une bonne soirée. Cécile et moi allons boire un verre suite au diner. Une nouvelle idée de voyage germe dans nos esprits volontaires : nous irons à Rio de Janeiro dans deux semaines.

Mercredi est un jour spécial car je reviens sur la scène du crime. J’ai reprogrammé la visite manquée du centre de Sao Paulo aujourd’hui. Rendez-vous à 13h devant la Catedral da Sé. Revenir sur ces marches me fait du bien. Je veux conjurer le sort. Je n’ai plus rien à me faire voler, je n’ai peur de rien. Mon guide arrive accompagné d’un couple de brésiliens originaires du nord qui participeront à la visite. Nous reparlons de ma mésaventure. Il connait la mauvaise réputation de la place. Je lui demande donc pourquoi il m’a assuré pouvoir venir sans crainte avec mon sac ? « That’s brasil bro, everything can happen ». Cette réponse a du mal à passer et je lui signifie mon mécontentement. Après quelques explications en aparté, nous démarrons la visite : œuvres architecturales de Niemeyer, Églises, Hôtel de ville, Opéra… nous visitons les lieux emblématiques du centre-ville et l’écoutons religieusement nous conter l’histoire du développement chaotique de cette ville. C’est intéressant. La visite se termine dans un bar. L’ambiance s’est détendue. Mon guide m’avoue être le meilleur ami de Max Cavalera, leader charismatique des groupes de métal Sepultura, puis Soulfly. Les gens de ma génération sauront de quoi je parle. Je rentre à l’auberge. Ce soir, nous fêtons la dernière soirée de Daniel qui quitte Sao Paulo demain. Les filles ont préparé un repas délicieux qui mêle spécialités chinoises et péruviennes. Tout cela arrosé évidemment de caipirinhas. L’ambiance est festive et joyeuse.


Nous aurions pu finir en prison


Nous sommes vendredi. A mon tour de quitter l’auberge après y avoir passé près de 10 jours. Je laisse cet endroit nostalgique des bons moments partagés avec les filles et Daniel avec qui je suis toujours en contact aujourd’hui. Je me rends chez Cécile. Nous avons prévu de prendre la route en fin d’après-midi. C’est ma première sortie hors de Sao Paulo. Je suis excité comme un enfant. Cécile m’accueille chez elle avec des crêpes brésiliennes au tapioca succulentes en guise de petit déjeuner. En attendant son retour du travail, je fais quelques courses et profite de mon temps libre pour passer chez le coiffeur. La journée passe vite. Nous quittons l’appartement à 17h pour un périple qui s’avèrera bien plus long que prévu. Les bouchons sont un véritable enfer. Nous prenons une heure pour parcourir les 10 kilomètres qui séparent l’appartement de Cécile au loueur de voiture, et une heure supplémentaire pour sortir de cette ville immense. Enfin la route se dégage. Après s’être arrêtés à une aire de repos pour diner, je propose à Cécile qui est fatiguée de prendre le volant tout en étant bien conscient que je n’ai aucun permis à présenter et que nous n’avons pas souscrit l’option second conducteur. Risqué mais nous ne sommes plus très loin. Elle accepte. Nous avançons rapidement, discutons beaucoup, chantons, éclatons de rire… jusqu’à ce contrôle de police à 40 km d’Ubatuba.

Nous avançons rapidement, discutons beaucoup, chantons, éclatons de rire… jusqu’à ce contrôle de police à 40 km d’Ubatuba.

Voici que la pire des situations se présente. Nous sommes arrêtés par la police à un checkpoint. Deux autres voitures qui nous précèdent également. Je crois que j’ai dépassé la limitation de vitesse. Je regarde Cécile qui est dans le même état que moi, un mélange de stress et de peur. Un flic s’approche de la voiture. J’ouvre la fenêtre. Il nous parle en portugais puis dans un anglais très approximatif après avoir compris que nous étions étrangers. Je lui tends mon téléphone portable avec une photo de mon passeport volé comme si de rien n’était. Il repart dans son bureau et revient nous voir 5 minutes après. Il me rend le téléphone et nous dit que tout est en règle et que nous pouvons partir. Ouf ! Quel soulagement. Je me voyais déjà au poste, voire même dans l’avion renvoyé illico en France. Nous ne saurons jamais pourquoi ils ont décidé de nous laisser partir sans même m’avoir demandé mon permis et les papiers de la voiture.


Nous arrivons à l’hôtel à 1h du matin. Ce périple plutôt éprouvant nous a lessivé et nous allons rapidement nous coucher. Demain, nous avons prévu de faire la Trilha 7 Praias Desertas, une randonnée de 9 kilomètres qui longe le littoral atlantique et traverse 7 plages sauvages réputées pour leur beauté. Nous devons être en forme.



Bienvenue sur la Costa Verde


Nous partons en milieu de matinée après avoir profité d’un bon petit-déjeuner en terrasse face à l’océan. Je découvre une nouvelle facette du Brésil bien plus attrayante que ce à quoi j’ai été confronté jusqu’alors. Les gens sont gentils et agréables, la vie ici me parait être plus sereine. Notre randonnée démarre sur la plage et s’enfonce rapidement dans une forêt tropicale luxuriante. La côte n’est jamais très loin et nous tombons régulièrement sur des petits endroits de paradis ou nous nous baignerons. Nous sommes presque seuls sur le parcours car le temps est maussade mais le gris du ciel n’enlève rien à la beauté de cette nature sauvage. Plus nous avançons, plus les nuages se noircissent. Peu importe, nous prenons le temps d’apprécier le spectacle. Nous grimpons sur un rocher disposé au milieu d’une immense plage. Le vent souffle de plus en plus fort et les vagues qui se brisent face à nous gagnent en puissance. Le ciel va bientôt se mettre à déverser des trombes d’eau. Nous finirons la randonnée trempés mais heureux d’avoir découvert cet endroit sublime.



Comme ce n’est pas une boucle, nous devons prendre un taxi pour rentrer à l’hôtel. Après une bonne douche chaude et un peu de repos, nous partons diner dans un restaurant des alentours qui ne paie pas de mine. Ils y servent la Moqueca de Bahia, un plat traditionnel brésilien à base de poissons et crustacés, qui ravira nos papilles. La randonnée, le froid et le vent nous ont fatigué, et les caipirinhas finissent de nous achever.

Le lendemain, nous partons pour Paraty, ancienne ville coloniale et portuaire, haut-lieu de la cachaça, également connue pour ses rues pavées et ses maisons colorées. La route entre Ubatuba et Paraty est magnifique. Elle longe la Costa Verde, une côte de 200 km, couverte de cocoteraies, arborant près de 2 000 plages face à plus de 350 îlots montagneux. Paraty vaut le détour. La ville est jolie. Les récents épisodes de forte pluie ont provoqué l’inondation des rues pavées de la ville. L’eau qui recouvre les rues reflète les maisons colorées éclairées par un soleil brillant. J’aurais aimé avoir mon reflex pour capturer cette beauté scénique.


Après quelques heures agréables passées ici, il est temps de prendre la route pour rentrer à Sao Paulo. Nous suivons le GPS qui nous fait passer par de petites routes de montagne. L’orage est de retour, le brouillard s’est levé et la jungle que nous traversons nous donne l’impression d’être perdus au bout du monde. Je suis inquiet, notre réservoir affiche moins d’un quart du plein, nous n’avons pas de réseau et la prochaine ville est à plus de 60 kilomètres. Finalement, le brouillard se dégagera sur l’autre versant de la montagne et nous trouverons une station essence avant de tomber en panne. La circulation est fluide jusqu’à notre arrivée à Sao Paulo. Il n’y a personne sur la route. Ce soir, les brésiliens ont voté pour le premier tour de l’élection présidentielle et les médias commencent à annoncer les résultats. Bolsonaro est en tête. Je pense aux filles de l’auberge qui doivent être effondrées.


Magnifique rivière de Janvier


Les prochains jours sont rythmés par un enchainement de bonnes nouvelles : mon passeport et ma carte d’identité sont arrivés au Consulat, l’appareil photo et le sac à dos ont été livrés chez mon père, les prochaines étapes de mon voyage en Amérique du Sud se dessinent et ce week-end nous allons visiter Rio de Janeiro. Je dispose d’une chambre dans une magnifique villa coloniale où je rencontre d’autres résidents de passage dont deux français : Steven et Lenka. Steven qui est chef cuisinier à Sampa depuis près de 15 ans me raconte s’être déjà fait enlever 2 fois. Mais cela n’entache pas son enthousiasme pour ce pays dont il est tombé amoureux. Lenka, quant à elle, est sculptrice en mission à Sao Paulo pour décorer le lobby d’un hôtel de luxe. Elle est totalement terrorisée par cette ville et a même avancé sa date de retour en France à tel point elle s’y sent mal à l’aise. Comme toujours avec ce pays, je suis confronté à l’amour et la haine à son égard.

Rio de Janeiro est un grand moment de découverte, de sport et de fête. La route entre les deux plus grandes villes du pays est longue mais nous nous relayons avec Cécile, motivés par le superbe hôtel qui nous attend. Le trajet se déroule sans encombre. La piscine sur le toit avec vue plongeante sur la mythique plage de Copacabana nous fait oublier notre fatigue. Depuis ce camp de base luxueux, nous visitons cette ville surprenante à bien des égards. Elle me fait penser à Cape Town. Les contrastes y sont plus visibles qu’ailleurs. Contraste géographique entre plages et montagnes, contraste économique qui se manifeste par de fortes inégalités de richesse, contraste de mentalité qui oscille entre joie de vivre et peur du lendemain ou encore contraste architectural avec partout des immeubles de bureaux modernes qui côtoient des bâtisses croulantes... Nous visitons plusieurs lieux très touristiques comme le remarquable jardin botanique tropical de la ville ou les escaliers Selaron. Mais le point d’orgue de notre séjour est, à ne pas en douter, notre randonnée pour atteindre le sommet du pain de sucre que nous effectuons samedi.

Un trek difficile sous un soleil de plomb qui propose quelques passages d’escalades vertigineux. Nous rencontrons plusieurs français lors de cette randonnée dont 2 étudiantes actuellement en échange universitaire à Rio avec qui nous sympathisons. Fanny, l’une des étudiantes, nous proposera de venir prendre l’apéro chez elle pour clôturer cette belle journée. Nous nous y rendrons accompagnés de Daniel, mon ami allemand, qui passe également quelques jours ici. La soirée est conviviale et me fait penser aux sorties Erasmus qui égayaient mes soirées 10 ans en arrière lorsque j’étais encore étudiant. Ça parle plusieurs langues, se chambre sur les us et coutumes de son pays, boit beaucoup évidemment. Nous continuons la soirée à Lapa, un quartier festif où les cariocas écoutent de la musique et dansent dans la rue. Un DJ brésilien met le feu. Les corps se rapprochent. Nous rentrons vers 4h du matin bien éméchés.


La dernière ligne droite


Nous sommes de retour de Rio et voici mes derniers moments à Sampa qui se profilent. Cécile m’a gentiment proposé de m’héberger jusqu’à mon départ pour Iguazu dans quelques jours. Un soir, nous discutons photographie et Cécile me propose de regarder "Le sel de la terre". Un documentaire qui retrace la carrière du célèbre photographe brésilien Sebastião Salgado. Quelle claque ! Je me rends compte du chemin que j’ai encore à parcourir pour devenir un photographe aboutit. Cet homme est si inspirant. Cela me motive encore davantage. J’ai vraiment hâte de récupérer mon nouveau reflex.

Je profite de ces derniers moments passés avec Cécile qui s’organise pour passer moins de temps au bureau. Nous allons voir une exposition au MASP, nous nous promenons et sortons presque tous les soirs. Cécile n’a pas eu l’occasion de me présenter ses amis jusqu’à présent. Je rencontre donc Neith et Clément qui sont charmants. Cécile, Neith et moi irons danser 2 jours avant mon départ dans une boite brésilienne underground qui me marquera par sa programmation musicale parfaite mêlant Funk carioca, Blocos-Afro et soul américaine. Neith est une très bonne danseuse et ses mouvements ne laissent pas les hommes environnants indifférents.


Jour J. Nous partons récupérer la maman de Cécile et me déposer à l’aéroport par la même occasion. Mes sentiments se mélangent et oscillent entre joie de reprendre le cours de mon voyage et tristesse de quitter Cécile. Cette fille, que je ne connaissais pas il y a encore 3 semaines, est devenue mon amie, ma confidente, ma coéquipière. Grâce à elle, ce qui devait être comme le point noir de mon tour du monde est finalement devenue une expérience positive et inoubliable. D’une certaine manière, cette fille m’a sauvé. J’ai rencontré des centaines de gens pendant mon voyage mais aucun d’entre eux n’aura un impact aussi grand et positif sur moi que Cécile.


La maman de Cécile sort du sas d’arrivée. Sa fille lui saute dans les bras. Cela fait plusieurs mois qu’elles ne se sont pas vues. Ce moment est touchant. Je fais par la même occasion sa connaissance et me rend rapidement compte de l’aide inouïe qu’elle m’a apporté. Le sac pèse entre 7 à 8 kilos. Un sac que ce petit bout de femme à du transporter à bout de bras tout au long du voyage. Ça n’a pas été facile et je ne pourrais probablement jamais assez la remercier pour ce geste de solidarité.

Obrigado, Brasil !

Finalement, le Brésil aura été pour moi la définition même de l’aventure. Un condensé de ce que je vais vivre tout au long de mon tour du monde. Des rencontres significatives, des moments forts, des galères, des rebondissements, des découvertes magnifiques... Le Brésil m’aura appris à ne jamais baisser les bras et à prendre la vie du bon côté. A toute situation négative, la parallèle positive n’est jamais très loin. Ne l’oublions jamais.


Obrigado Brasil. Merci Cécile. Grace à toi, je quitte ce pays en homme meilleur.